Le Frêne élevé

fleurs du frêne
charles.benoit@free.fr
Risque allergique 4

Les fleurs du frêne apparaissent à l’extrémité du rameau dès le mois d’avril avant la feuillaison.

Les fleurs mâles sont plutôt des amas noirâtres qui sèchent très rapidement.

Les fleurs femelles sont plus fines, en panicules latérales, avec une extrémité violacée. Elles sont sans périanthe. L’absence de périanthe permet une dissémination plus facile du pollen par le vent.

(le périanthe est l’ensemble des enveloppes qui assurent la protection des organes reproducteurs de la fleur (étamines et pistil) ; il comprend le calice composé de sépales et qui assure une fonction de protection).

Le frêne commence à fleurir relativement jeune. Peu abondante au début, la floraison s’accentue au fil des années pour disséminer chaque printemps une grande quantité de pollen. En général, la floraison est en même temps que celle du bouleau.

Des allergies croisées peuvent exister entre le frêne, l’aulne, le noisetier et le bouleau.

Il est probable que la pollinose au frêne soit sous-estimée et ceci pour plusieurs raisons : d’abord parce qu’elle n’est pas testée systématiquement en routine, ensuite en raison du chevauchement avec la pollinisation des bétulacées, et enfin à cause de nombreuses réactivités croisées (avec les autres Oléacées mais aussi avec les graminées, les bétulacées et probablement d’autres sources).

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carte d'identité du frêne

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Caractéristiques botaniques

Tronc droit élancé.

Ecorce claire lisse grise.

Bourgeons noirs assez gros en forme de bonnet d’Evêque.

Feuilles caduques, opposées, composées de 7 à 15 folioles ovales finement dentées.

Fleurs en panicules latérales à l’extrémité des rameaux.

Fleurs mâles globuleuses noirâtres, fleurs femelles plus allongées et violacées.

Les fruits sont des samares en grappes marcescentes (qui restent sur l’arbre tout l’hiver).

Le frêne en images

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Ecologie du frêne élevé

Le frêne se rencontre dans de nombreux milieux :

Dans les haies où il se développe sans contrainte en compagnie du chêne et du merisier. Souvent disséminées par le vent, les graines atterrissent dans les haies, où les jeune semis trouvent les conditions idéales pour une bonne croissance : sol assez riche, lumière et ambiance boisée.

Le frêne a longtemps été favorisé par les agriculteurs qui utilisaient le feuillage comme complément alimentaire pour le bétail. Le bois servait à la fabrication de manches pour les outils, de bâtis pour les machines agricoles ou en chauffage.

En forêt, il est présent dans les zones fraiches et humides, soit des cuvettes, soit des bords de cours d’eau, soit des ravins.

Les habitats sont des aulnaies-frênaies quand il est en compagnie de l’aulne glutineux (habitats 44.3 et 44.4) ou des frênaies-chênaies quand il est en compagnie du chêne pédonculé (habitat 41.2).

Dans les ravins, il est en mélange avec l’érable sycomore, le charme et le tilleul (habitat 41.4)

Autour de Sainte-Feyre, le frêne est très présent dans les haies et en lisière des bois feuillus dans les vallons.

Du fait de ses graines ailées, le frêne est une espèce pionnière qui colonise les terrains nus. Cela peut lui jouer des tours en cas de sécheresse avec une croissance très réduite ou des dépérissements.

Répartition du frêne élevé en Europe

carte de répartition du frêne
Caudullo, G., Welk, E., San-Miguel-Ayanz, J., 2017. Chorological maps for the main European woody species

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Les élèves du collège Jules Marouzeau racontent le frêne

Description sonore du frêne élevé

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La Chalarose du frêne

Depuis quelques années, le frêne est victime d’une attaque parasitaire massive due à un champignon, Chalara fraxinea. Observée dès le début des années 90 en Pologne puis en Lituanie, l’épidémie a progressé en Europe, atteignant la France en 2008 puis le Royaume Uni et l’Irlande en 2012. Concernant ces deux derniers pays – pourtant relativement isolés, il a été démontré que le champignon y a été introduit non pas par des courants aériens mais par l’import de plants de frêne élevés aux Pays-Bas.

Le premier signe de chalarose chez un frêne est le flétrissement puis le dessèchement du feuillage, des rameaux et des jeunes pousses. On peut aussi voir apparaître des chancres sur l’écorce et des nécroses au niveau du collet.

La destruction des jeunes rameaux oblige l’arbre à sans arrêt produire de nouvelles pousses afin de renouveler son feuillage, ce qui l’épuise peu à peu. La nécrose de certaines zones d’écorce finit quant à elle par détruire des branches entières, et celle du collet conduit à la mort de l’arbre, d’autant que des pathogènes secondaires s’installent souvent sur ces frênes affaiblis (insectes xylophages et autres champignons comme l’armillaire).

Un frêne adulte atteint de chalarose meurt en quelques années. Les jeunes plants (d’une taille inférieure à 2 mètres) sont détruits encore plus rapidement. A ce jour, il n’existe aucun traitement contre la chalarose, ni aucune mesure préventive. C’est en Haute Saône que la chalarose du frêne a été détectée pour la première fois en France, en 2008. Un second foyer a été détecté dans le Nord en 2009. Actuellement, la maladie est présente sur la moitié de la France a l’est d’une diagonale Brest/Nice.

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